Le multiple de quatre
C’est la première surprise du produit, et la plus facile à comprendre une fois qu’on a vu une feuille pliée.
D’où vient la contrainte
Une feuille pliée en deux porte quatre pages. On ne peut pas en ajouter une seule : on ajoute une feuille, donc quatre pages.
Ce n’est pas une règle commerciale ni une préférence d’imprimeur. C’est de la géométrie.
Votre contenu fait quatorze pages
Trois solutions, dans l’ordre où je les recommanderais : étoffer jusqu’à seize, resserrer jusqu’à douze, ou laisser deux pages blanches.
Étoffer est presque toujours le bon choix. Une page de contacts, un sommaire, une page de garde : le lecteur ne les compte pas, et elles valorisent l’objet.
Les pages blanches, sans complexe
Une brochure professionnelle en contient souvent. Le verso de couverture et la page qui précède la quatrième sont laissées vierges dans beaucoup de publications soignées.
Ce qui se remarque, ce n’est pas la page blanche : c’est la page à moitié remplie pour éviter d’en laisser une vide.
Compter la couverture
Le nombre annoncé inclut toujours la couverture. Une brochure de vingt pages, c’est seize pages de contenu et quatre de couverture — première, deuxième, troisième et quatrième.
C’est l’erreur de comptage la plus courante à la commande, et elle coûte un cahier entier.
Le cas des huit pages
C’est le minimum du procédé : deux feuilles pliées. En dessous, on ne parle plus de brochure mais de dépliant, qui ne s’agrafe pas.
Huit pages suffisent souvent : quatre de couverture et quatre de contenu font une plaquette de présentation tout à fait crédible.
Penser en doubles pages, pas en pages
Le lecteur ne voit jamais une page seule : il voit deux pages côte à côte. Une maquette conçue page par page produit des vis-à-vis incohérents.
Sur une brochure ouverte, la page paire est à gauche et l’impaire à droite. Toujours.
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