Quand l’agrafe ne suffit plus
Cette page vous détourne de la brochure agrafée. Elle a une limite physique, et la dépasser produit un objet qui ne tient pas.
Les trois signes
La brochure ne reste pas fermée et bâille. La chasse devient visible à la tranche. Les pages centrales se détachent à la première ouverture forcée.
Ces trois symptômes arrivent ensemble, et toujours pour la même raison : trop de papier dans le pli.
Où se situe la bascule
Elle dépend du grammage autant que du nombre de pages. Un 90 g tient sans problème jusqu’au haut de la gamme ; un 250 g atteint sa limite bien plus tôt.
La règle pratique : si l’épaisseur du bloc dépasse cinq à six millimètres une fois plié, posez-vous la question.
Ce que le dos carré apporte
Un dos plat qui porte un titre, une brochure qui reste fermée, et aucune limite de pagination par le haut. C’est le procédé des catalogues et des magazines épais.
Il demande une pagination minimale plus élevée — il faut de la matière à coller — et il mange davantage de marge intérieure.
Ce que l’agrafe garde pour elle
Elle s’ouvre à plat, ce que le dos carré ne fait pas. Pour un mode d’emploi, une partition, un programme qu’on consulte posé sur une table, c’est décisif.
Elle coûte aussi nettement moins cher et se fabrique plus vite. En dessous de la limite, elle n’a aucun défaut.
La reliure spirale, la troisième voie
Elle s’ouvre à plat comme l’agrafe, accepte l’épaisseur comme le dos carré, et se moque du multiple de quatre.
Son défaut : elle fait document de travail plutôt que publication. Parfaite pour un manuel ou un carnet, moins pour un catalogue de vente.
Le coût, qui n’est pas l’argument principal
L’écart de prix entre agrafe et dos carré existe mais reste modéré sur les tirages courants.
Ce qui doit décider, c’est l’épaisseur et l’usage. Choisir l’agrafe pour économiser sur une brochure trop épaisse revient à payer deux fois.
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