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Guide du journal

Le journal d’entreprise

La communication interne bute toujours sur le même mur : une partie des équipes ne lit pas ses courriels. Pas par mauvaise volonté — parce qu’elles travaillent en atelier, en tournée ou en boutique, et qu’un écran ne fait pas partie de leur journée.

Il se lit pendant la pause

C’est sa vraie force. Un journal posé en salle de pause est ouvert par des gens qui ont vingt minutes devant eux et rien d’autre à faire. Aucun canal numérique n’obtient cette attention-là.

Il circule aussi : un exemplaire rentre à la maison, se pose sur une table, se lit par quelqu’un d’autre. Une lettre électronique ne se prête pas.

Quelle pagination

Douze pages est le bon départ pour un trimestriel : de quoi porter un dossier de fond, trois ou quatre brèves, des portraits, et un agenda. Huit pages font un numéro maigre qui ressemble à un tract.

Au-delà de vingt pages, la question devient celle du temps de rédaction, pas du budget : personne ne tient un vingt-quatre pages quatre fois par an sans une personne dédiée.

Le rythme compte plus que le volume

Un trimestriel tenu vaut mieux qu’un mensuel abandonné au troisième numéro. C’est la régularité qui installe l’habitude de lecture.

Commencez par deux numéros par an si l’équipe est petite. Vous augmenterez si le besoin se confirme.

Combien ça coûte vraiment

Pour cent exemplaires de douze pages en numérique, comptez un peu plus de cinq cents euros TTC, livraison comprise — soit environ cinq euros par salarié et par numéro.

C’est plus cher qu’un courriel, évidemment. La question n’est pas là : elle est de savoir combien coûte un courriel que personne n’ouvre.

Le piège classique : confier le journal à la direction seule. Un journal interne qui ne parle que de la direction se lit une fois.

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Format rhénan 35 × 50 cm, 6 à 32 pages, livraison France incluse.

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