Quel format d’affiche
Le format ne se choisit pas au budget mais à la distance : celle qui sépare l’affiche de l’œil qui la croise.
La règle des dix largeurs
Un A3 se lit à deux ou trois mètres, un A2 à quatre ou cinq, un A1 à six ou huit, un A0 au-delà de dix. Ce sont des ordres de grandeur, pas des seuils.
Elle vaut pour un titre lisible en une seconde. Pour un texte qu’on s’approche de lire — un menu, un programme — divisez la distance par trois.
Le piège du format trop grand
Une A0 dans un couloir étroit ne se lit pas mieux qu’une A2 : on ne peut pas reculer assez pour l’embrasser du regard.
Le bon format est celui qui tient dans le champ de vision depuis l’endroit où les gens passent réellement.
Les formats hors norme
Le portrait est la norme, mais le paysage se remarque davantage là où tout le monde affiche en portrait. C’est un moyen simple de sortir du lot.
Les formats sur mesure existent : ils coûtent plus cher parce que la chute de papier est perdue.
Ce que le format change au fichier
Plus l’affiche est grande, moins elle exige de définition — puisqu’elle se regarde de loin. Cent cinquante points par pouce suffisent en A0.
En A3 en revanche, on est à distance de lecture : trois cents points par pouce, comme pour un document imprimé.
Le format se pense avec le lieu de pose
Un panneau associatif municipal accepte l’A2, rarement plus. Une vitrine de commerce prend une A3 sans discuter, une A1 avec réticence.
Renseignez-vous avant de commander : une A0 magnifique que personne n’accepte d’afficher ne sert à rien.
Panachage plutôt que grand format unique
Pour une campagne locale, un lot d’A3 pour les vitrines et quelques A1 pour les emplacements autorisés couvre plus de terrain qu’une seule grande affiche.
C’est aussi plus robuste : si un emplacement tombe, la campagne continue ailleurs.