Brochure ou
dépliant.
Tout ce qu’il faut décider avant d’imprimer : le nombre de pages, le pliage, le grammage, la reliure — et les règles de fichier qui évitent l’aller-retour de trois jours.

Lequel des deux, et pourquoi
Un dépliant est une feuille unique pliée : on le déplie d’un geste, on voit tout, on le replie. Une brochure est un assemblage de feuilles reliées : on la feuillette, on y revient. Le choix se joue sur le volume d’information, pas sur le budget.
| Critère | Dépliant | Brochure agrafée |
|---|---|---|
| Nombre de pages | 4, 6 ou 8 selon les volets | 4 à 48, par multiples de 4 |
| Volume de texte | 600 à 900 mots | Sans limite pratique |
| Situation | Distribution, présentoir, boîte aux lettres | Rendez-vous, dossier, présentation |
| Coût unitaire | Le plus bas | Plus élevé, mais dégressif |
| Durée de vie | Courte, se froisse | Longue, se conserve |
La règle du multiple de quatre
C’est la contrainte qui bloque le plus de projets au moment de la maquette. Une feuille pliée en deux donne quatre pages : deux au recto, deux au verso. Une brochure agrafée étant faite de feuilles emboîtées les unes dans les autres, son total est nécessairement 4, 8, 12, 16, 20 — jamais 6 ni 10.
La couverture compte dans ce total. Une brochure « 8 pages » comprend donc la première de couverture, six pages intérieures et la quatrième de couverture. C’est la source de malentendu la plus fréquente au moment de la commande.
Quand le contenu ne tombe pas juste, la meilleure solution est presque toujours d’ajouter une page qui respire — une citation, une photographie pleine page, un sommaire — plutôt que de tasser huit pages de texte dans un espace qui en demandait douze.
Grammages : les repères utiles
| Grammage | Usage | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| 135 g | Dépliant distribué en masse | Léger, économique, se froisse vite |
| 170 g | Dépliant commercial, intérieur de brochure | Le standard, difficile à prendre en défaut |
| 250 g | Couverture de brochure | Donne de la tenue sans rigidifier |
| 300 g | Couverture premium, carte | Exige un rainage avant tout pliage |
Mat ou brillant : le brillant sature les couleurs et met en valeur les photographies, mais il reflète la lumière et gêne la lecture d’un texte long. Le mat se lit confortablement et reste le choix par défaut dès qu’il y a du texte. Le satiné est un bon compromis.
Deux erreurs à éviter : un 300 g plié en trois, qui craque au pli et ne ferme pas à plat ; et un intérieur de brochure sous 115 g, qui laisse voir le verso par transparence — le défaut qui fait immédiatement bon marché.
Préparer son fichier : cinq règles
Pages simples, dans l’ordre de lecture. Jamais de doubles pages ni de montage déjà imposé : c’est l’imprimeur qui gère l’ordre dans lequel les pages se retrouvent sur la feuille. Fournir un fichier déjà monté est la première cause de retour.
3 mm de fond perdu, textes à 5 mm des bords. Davantage côté intérieur sur une brochure agrafée : la reliure mange quelques millimètres, et la chasse déplace les pages centrales vers l’extérieur.
CMJN et 300 dpi. Les couleurs RVB se décalent à la conversion, surtout les bleus et les verts vifs. Les images doivent être à 300 dpi à leur taille finale, pas à leur taille d’origine.
Polices vectorisées ou intégrées au PDF. Une police manquante est remplacée silencieusement à l’ouverture, et toute la mise en page se décale sans que personne ne s’en aperçoive avant l’impression.
Attention au pli sur les images. Une image en fond perdu sur une double page doit se prolonger de part et d’autre du pli, sinon un filet blanc apparaît au centre.
Questions fréquentes
Comptez vos mots. Jusqu’à 900 mots environ, le dépliant suffit et coûte moins cher. Au-delà, il devient un origami illisible et la brochure agrafée s’impose. La question du budget vient après celle du volume d’information.
Parce qu’une feuille pliée en deux donne quatre pages. Une brochure agrafée étant faite de feuilles emboîtées, son total est nécessairement un multiple de quatre. Six ou dix pages sont physiquement impossibles en agrafé.
Environ 48 à 64 selon le grammage. Au-delà, l’épaisseur fait bâiller le cahier et les pages centrales dépassent — il faut passer au dos carré collé, qui donne un dos imprimable mais ne s’ouvre pas à plat.
135 g pour un dépliant distribué en masse, 170 g pour un dépliant commercial ou un intérieur de brochure, 250 à 300 g pour une couverture. Mat dès qu’il y a du texte à lire, brillant pour mettre en valeur des photographies.
En PDF, pages simples et dans l’ordre de lecture — jamais en doubles pages ni en montage imposé. 3 mm de fond perdu, textes à 5 mm des bords, CMJN, images à 300 dpi, polices vectorisées ou intégrées.
Votre projet, chiffré en direct
Agrafé ou dos carré collé, 4 à 48 pages, 7 grammages. Prix instantané, livraison France incluse.
Configurer une brochure Configurer un dépliant