Le mémoire et le rapport
Cette page vous détourne du couché, qui est pourtant notre papier le plus vendu. Sur un document qu’on annote, il est le mauvais choix.
Le couché refuse le stylo
Un papier couché porte une fine couche minérale qui lisse la surface. C’est ce qui rend les images nettes — et ce qui empêche l’encre d’un stylo de pénétrer. L’écriture bave et s’efface au frottement.
L’offset sans bois, non couché, absorbe l’encre. C’est le papier des documents de travail.
Le grammage du rapport
Quatre-vingt-dix grammes suffisent largement pour du texte. Cent vingt si le document doit circuler et être manipulé souvent.
Monter plus haut alourdit sans rien apporter : sur un rapport, personne ne juge l’épaisseur du papier.
La pagination et la limite
Un mémoire dépasse souvent quarante-huit pages, et l’agrafe ne suit plus. Deux solutions : scinder en volumes, ou passer au dos carré collé.
Scinder a un avantage qu’on néglige : un volume agrafé s’ouvre à plat sur une table, ce que le dos carré ne fait pas.
La couverture d’un rapport
Un 250 g suffit à lui donner de la tenue. Le pelliculage mat fait sérieux sans faire commercial — sur un rapport institutionnel, le brillant sonne faux.
Beaucoup de rapports s’imposent une couverture sobre : c’est un usage, pas une obligation, mais il vaut mieux le connaître avant de s’en écarter.
Les marges d’un document annoté
Prévoyez large côté extérieur : c’est là qu’on écrit. Deux centimètres changent tout sur un document de travail.
Côté pli, un centimètre et demi au minimum, sinon le texte disparaît dans la pliure dès que le livret est épais.
L’interligne, plus important que la police
Un rapport se lit longtemps. Un interligne généreux fatigue moins l’œil qu’un corps plus gros et tassé.
C’est aussi ce qui laisse la place d’annoter entre les lignes, ce que fait tout lecteur attentif.
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