Préparer le fichier
Un panneau se regarde de loin. Cette évidence change toutes les règles habituelles : la résolution exigée baisse, mais les marges augmentent.
La résolution se calcule à la distance de lecture
Trois cents points par pouce n’ont aucun sens sur un panneau lu à cinq mètres. Cent à cent cinquante suffisent largement, et évitent des fichiers ingérables.
La règle pratique : plus le panneau est grand, plus il se regarde de loin, moins il exige de définition.
La zone des œillets
C’est l’erreur la plus coûteuse. Un logo placé à un centimètre du bord se retrouve percé.
Gardez trois centimètres libres sur tout le pourtour dès que le panneau sera œilleté. Aucun texte, aucun élément identifiable.
Le contraste avant la finesse
De loin, l’œil ne distingue que les masses. Un texte gris sur fond blanc disparaît à dix mètres, quelle que soit sa taille.
Noir sur blanc, blanc sur couleur saturée : les combinaisons qui marchent sont peu nombreuses, et ce sont toujours les mêmes.
Le fond perdu reste obligatoire
Trois à cinq millimètres selon le format. La découpe d’un panneau rigide est moins précise que celle d’un papier : sans fond perdu, un liseré blanc apparaît sur un bord.
Fournissez un PDF en CMJN, aux dimensions finales, sans traits de coupe intégrés à l’image.
Les couleurs qui déçoivent
Les bleus vifs et les verts fluo perdent le plus à l’impression : l’écran les affiche en lumière, le panneau les rend en encre. L’écart peut atteindre vingt pour cent de saturation.
Convertissez vous-même en CMJN et corrigez ce que vous voyez, plutôt que de découvrir le résultat sur un lot de cinquante panneaux.
Les fichiers vectoriels valent mieux
Un logo et un texte en vectoriel restent nets à n’importe quelle taille. Une image agrandie, non.
Sur un panneau, l’agrandissement est la règle : partez d’un fichier vectoriel chaque fois que le contenu le permet, et réservez la photo aux zones qui l’exigent.