Faire composer
une brochure.
Une brochure est le seul support que nous composons où la mise en page se décide avant d’ouvrir le logiciel. Ce qu’on appelle le chemin de fer — quelle page dit quoi — vaut plus que toutes les décisions esthétiques qui suivront.

Le multiple de quatre, et ce qu’il impose
Une brochure agrafée est faite de feuilles pliées en deux : chaque feuille donne quatre pages. Le total est donc nécessairement un multiple de quatre — 8, 12, 16, 20, jamais 10 ni 14.
Quand le contenu tombe à quatorze pages, il faut soit en retrancher deux, soit en ajouter deux. Cette décision se prend au chemin de fer, pas à la fin : découvrir le problème une fois les quatorze pages composées coûte une reprise entière.
Le chemin de fer avant la mise en page
Un chemin de fer est une liste : page 1 la couverture, pages 2 et 3 la présentation, pages 4 à 9 les produits à raison de deux par page, page 16 le contact. Une demi-heure de discussion, et la brochure est déjà à moitié faite.
C’est aussi ce qui permet de chiffrer honnêtement. Sans lui, toute estimation est un pari, et les paris se paient en allers-retours.
La double page se compose comme une seule image
Le lecteur ne voit jamais une page isolée : il voit deux pages côte à côte. Un visuel qui traverse la pliure doit donc être composé en double page, et rien d’essentiel ne doit tomber dans les 5 mm centraux, avalés par l’agrafage.
Le fond perdu de 3 mm court sur les trois côtés extérieurs. Les numéros de page, eux, se placent à au moins 8 mm du bord fini pour ne pas être rognés.
Le prix, qui suit le nombre de pages
Une édition de huit pages est estimée à 200 € HT. Chaque page supplémentaire ajoute 40 € jusqu’à vingt-quatre pages, puis 30 € au-delà — la dégressivité est logique, une grille posée sur vingt-quatre pages se réutilise ensuite.
Un dépliant trois volets, souvent confondu avec une brochure, n’est qu’une feuille pliée deux fois : deux faces à composer, pas six. Il est estimé à soixante minutes.
Le papier change ce qu’on peut composer
Sous 100 g, le papier laisse voir le verso par transparence. Un aplat sombre au dos d’une page de texte devient un voile gris qui gêne la lecture. Sur un papier fin, on compose donc en réservant les grands aplats aux doubles pages entières.
Au-delà de 170 g, une brochure agrafée de plus de seize pages ne se referme plus à plat et le pli se casse. La couverture peut être plus épaisse que l’intérieur — c’est même la règle sur les catalogues.
À partir d’une quarantaine de pages, l’agrafage atteint sa limite et le dos carré collé prend le relais. Le fichier change alors : il faut composer une tranche, dont la largeur dépend du nombre de pages et du grammage. Ce détail se calcule à la fin, une fois le nombre de pages définitif — c’est la seule décision qu’on ne peut pas prendre au chemin de fer.
Questions fréquentes
Une brochure agrafée est faite de feuilles pliées en deux, et chaque feuille donne quatre pages. 8, 12, 16, 20 — jamais 10 ni 14.
La liste de ce que dit chaque page, décidée avant toute mise en page. Une demi-heure de discussion, et la brochure est à moitié faite. Sans lui, toute estimation est un pari.
Non, deux faces : c’est une feuille pliée deux fois. La confusion est fréquente et fausse les estimations. Il est chiffré à soixante minutes.
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