Faire composer
un roll-up.
Un roll-up se lit debout, à trois mètres, dans un hall où six autres stands réclament la même attention. La plupart sont composés comme des affiches A3 qu’on aurait agrandies — et ça se voit.

Les quinze centimètres du bas qu’on ne verra jamais
La toile s’enroule dans une cassette, et la cassette mesure entre 10 et 15 cm de haut. Toute la partie basse du visuel disparaît dedans, plus une marge de sécurité au-dessus.
C’est l’erreur la plus coûteuse du support, parce qu’elle est invisible à l’écran : le fichier est parfait, le roll-up monté, et le logo est avalé par le socle. Un graphiste habitué au produit place cette zone en premier, avant même de composer.
À l’autre extrémité, les 30 premiers centimètres du haut partent souvent au-dessus du regard. Le message principal se loge dans le tiers médian, entre 120 et 170 cm du sol.
Composer pour trois mètres, pas pour un écran
La règle pratique : si le texte n’est pas lisible quand vous reculez de trois pas de votre écran, il ne le sera pas non plus sur la toile. Un titre de roll-up se compose en 150 à 250 points, un sous-titre autour de 80.
Cela impose une discipline : quarante mots maximum sur toute la hauteur. Un roll-up n’est pas une plaquette dépliée, c’est une affiche verticale qui donne envie de venir poser une question.
La résolution, et le mythe des 300 dpi
Un fichier de 85 × 200 cm à 300 dpi pèserait plusieurs gigaoctets et n’apporterait rien : personne ne colle son œil à un roll-up. À taille réelle, 100 à 120 dpi suffisent largement.
En revanche, les logos et les textes doivent rester vectoriels. C’est là que se voit la différence entre un grand format propre et un grand format flou — jamais dans les photographies.
Le prix, et ce qu’il couvre
La composition d’un roll-up est estimée à trente minutes, soit 30 € HT, comme les affiches et les autres grands formats. Le même tarif s’applique si vous commandez deux visuels différents sur la même commande : chacun compte pour une composition.
Si vous montez un stand complet — roll-up, tente, nappe, porte-brochures —, dites-le d’emblée. Composer les supports ensemble coûte moins cher que les composer l’un après l’autre, parce que la grille ne se refait pas quatre fois.
Ce qui se passe à la deuxième commande
La toile s’use avant la structure. Au bout de deux ou trois ans, on rachète la toile seule et l’on garde l’enrouleur — à condition que le fichier soit resté au bon format, ce qui suppose de l’avoir archivé.
Nous conservons le fichier de travail et nous le rouvrons gratuitement : changer un numéro, une date ou une photographie sur un roll-up déjà composé n’est pas une nouvelle création.
Un conseil qui vaut pour toute la gamme : évitez d’imprimer une année ou un tarif sur un support qui doit durer trois ans. Un roll-up daté est un roll-up à racheter, et l’économie faite sur la composition se perd dix fois sur la toile.
Questions fréquentes
Entre 10 et 15 cm en bas, plus une marge de sécurité. C’est l’erreur la plus fréquente du support, invisible à l’écran.
Non. À taille réelle, 100 à 120 dpi suffisent — personne ne colle son œil à un roll-up. En revanche les logos et les textes doivent rester vectoriels.
Oui, la toile s’use avant la structure. Nous conservons le fichier de travail et le rouvrons gratuitement pour changer une date, un numéro ou une photographie.
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