Faire composer
un flyer.
Un flyer se joue en trois secondes, debout, souvent sur le pas d’une porte. C’est le support le plus facile à imprimer et le plus difficile à réussir, parce que rien n’oblige le lecteur à le lire.

Le défaut qu’on retrouve sur neuf flyers sur dix
Tout y est écrit en même temps. Le nom de l’entreprise, l’offre, les horaires, l’adresse, le site, le téléphone, les réseaux, un slogan — chacun réclamant sa place, et aucun ne l’obtenant vraiment.
Un flyer ne transmet qu’une seule information. Le travail du graphiste consiste d’abord à décider laquelle, puis à lui donner les deux tiers de la surface. Tout le reste descend d’un cran, et c’est cette descente qui rend le support lisible.
La seconde chose qu’il place, c’est l’action attendue : appeler, venir, scanner. Elle doit être identifiable sans avoir été cherchée.
Les contraintes propres au format
Un flyer part en fond perdu : le visuel déborde de 3 mm tout autour, parce que la coupe d’une pile de cinq mille exemplaires n’est jamais parfaite au dixième. Sans ce débordement, un liseré blanc apparaît sur une partie du tirage.
À l’inverse, rien d’important ne s’approche à moins de 5 mm du bord fini. C’est la zone qu’on perd, et c’est là que finissent les numéros de téléphone des fichiers faits maison.
Le pelliculage modifie les couleurs. Un mat éteint légèrement les tons vifs, un brillant les sature. Un graphiste qui sait sur quoi le fichier part compense à la composition ; sinon la surprise arrive au déballage du carton.
Le prix, et pourquoi le verso ne double pas
Un flyer recto est estimé à quarante minutes de travail, soit 40 € HT. Le recto-verso est à 60 € HT, et non à 80 : le verso réutilise la grille, la palette et les polices déjà posées au recto. Seul le contenu change.
Ce prix comprend la composition, le bon à tirer, les corrections et le fichier prêt à imprimer. Il ne comprend ni la rédaction de vos textes, ni l’achat de photographies sous licence.
Le cas où vous feriez mieux de vous en passer
Cent flyers pour une soirée d’ouverture, un vide-grenier, une permanence : le contenu est daté, il ne resservira pas, et un modèle bien choisi tiendra la route.
La composition se justifie quand le flyer est tiré à plusieurs milliers d’exemplaires, quand il porte une offre qu’on réutilisera pendant six mois, ou quand il devra cohabiter avec une carte de visite et une devanture sans donner l’impression de venir d’une autre entreprise.
La distribution change la composition
En boîte aux lettres, le flyer arrive plié ou glissé entre deux prospectus, et l’on n’en voit qu’un tiers. Le message principal se place donc dans le tiers supérieur, seule partie visible sans le sortir.
En main à main, le support est vu en entier, mais deux secondes. La composition peut être plus dense, à condition qu’un seul élément domine franchement.
En présentoir de comptoir, seule la moitié haute dépasse. Même règle qu’en boîte aux lettres, mais pour une raison différente.
Dites-nous lequel des trois avant que nous composions. C’est une phrase dans votre brief, et elle change la mise en page plus que n’importe quelle préférence de couleur.
Questions fréquentes
Non : 40 € en recto, 60 € en recto-verso. Le verso réutilise la grille, la palette et les polices déjà posées au recto, seul le contenu change.
Beaucoup moins qu’on ne croit. Un flyer transmet une seule information ; tout le reste est secondaire et se compose en conséquence.
Oui, 3 mm tout autour, et rien d’important à moins de 5 mm du bord fini. Sans ce débordement, un liseré blanc apparaît sur une partie du tirage.
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