Combien de pochettes
commander
La bonne quantité se calcule, elle ne s'estime pas. Voici la méthode, en trois étapes, et les seuils où le prix bascule vraiment.
Étape 1 : votre consommation réelle
Comptez le nombre de couverts servis, pas le nombre de clients. Un client qui reprend un dessert consomme souvent deux pochettes.
Un restaurant de quartier
Quarante couverts par jour, six jours sur sept : environ 1 040 pochettes par mois.
Un food-truck
Quatre-vingts couverts sur un service de midi, quatre jours par semaine : environ 1 400 par mois.
Un traiteur
Le calcul se fait par événement, pas au mois. Deux mariages de 150 personnes et quatre séminaires de 40 : 460 pochettes pour la saison.
Étape 2 : la durée de vie du visuel
C'est la question que personne ne se pose, et c'est elle qui fait les stocks dormants.
- Votre nom et votre logo seuls : le visuel dure des années
- Un slogan ou une accroche : deux à trois ans
- Un numéro de téléphone, une adresse : jusqu'au prochain changement
- Une offre, un prix, un événement : quelques mois
Ne commandez jamais plus que ce que votre visuel peut supporter. Cinq mille pochettes portant un numéro de téléphone que vous changez dans six mois, ce sont quatre mille pochettes à jeter.
Le cas le plus fréquent : le changement de site internet. L'adresse imprimée devient fausse, et personne n'y avait pensé.
Étape 3 : le seuil de prix
Le prix unitaire ne baisse pas linéairement. Il chute brutalement, puis il s'aplatit.
- De 50 à 250 pochettes : le prix unitaire est divisé par plus de deux, de 1,40 € à 0,56 €
- De 250 à 1 000 : il baisse encore d'un tiers, à 0,41 €
- De 1 000 à 5 000 : il ne gagne plus que 4 centimes
Le seuil utile se situe donc vers 500 à 1 000 pochettes. En dessous, vous payez cher l'unité. Au-dessus, vous immobilisez de la trésorerie pour gagner quelques centimes.
Le calcul, en pratique
Un restaurant qui sert 1 000 couverts par mois
Un visuel stable — nom et logo. Trois mois de stock, soit 3 000 pochettes, à 1 124,99 € HT, soit 0,37 € pièce. Une commande par trimestre.
Un food-truck avec une offre saisonnière
Le visuel change au printemps. Un mois et demi de stock, soit 2 000 pochettes, à 766,99 € HT. On recommande avant le changement de carte.
Un traiteur avec quelques événements
500 pochettes, à 230,99 € HT. Le prix unitaire est plus élevé, mais le stock ne dort pas — et un traiteur n'a pas besoin de trois mille pochettes dans sa réserve.
Ce qu'on oublie de compter
La casse
Comptez 2 à 3 % de pertes : pochettes froissées, tombées, ouvertes par erreur. Sur 1 000, cela fait vingt-cinq.
Le délai
Sept jours ouvrés, plus le temps de valider le fichier. Commandez quand il vous reste trois semaines de stock, pas quand vous êtes à sec.
Le stockage
Cinq mille pochettes occupent plusieurs cartons. Prévoyez un endroit sec : le papier prend l'humidité et gondole, surtout en réserve de cuisine.
C'est le point le plus sous-estimé. Une réserve humide abîme un stock entier en quelques semaines.
La règle en une phrase
Commandez trois mois de consommation, jamais plus que ce que votre visuel peut vivre.
Ces deux limites suffisent. La première protège votre trésorerie, la seconde évite le stock inutilisable.
Et si vous hésitez entre deux paliers, prenez le plus bas. Une seconde commande coûte moins cher qu'un stock dormant.
Questions fréquentes
Cinquante pochettes. Le prix unitaire y est le plus élevé — 1,40 € — mais cela permet de tester un visuel avant de lancer une série.
La grille compte vingt-trois paliers, de 50 à 5 000. Pour une quantité entre deux paliers, c'est le palier supérieur qui s'applique.
Plusieurs commandes de 1 000 coûtent un peu plus cher qu'une de 5 000, mais vous gardez la main sur le visuel et vous n'immobilisez pas de trésorerie. Sur un visuel stable, la grosse commande gagne.