Quoi imprimer
sur une pochette
Vous avez 65 × 100 mm et l'attention d'un client pendant tout un repas. C'est plus que n'importe quel autre support de table. Encore faut-il ne pas gâcher la place.
Ce qui doit y être
Votre nom
Évident, et pourtant régulièrement oublié au profit d'un visuel décoratif. Si le client repart sans savoir où il a mangé, la pochette n'a rien fait.
De quoi vous retrouver
Une seule chose, pas trois. Selon votre activité : le site internet, le numéro de téléphone, ou le nom du compte social. Trois coordonnées empilées ne se retiennent pas.
Rien d'autre, obligatoirement
Le reste est facultatif. Un nom et un moyen de contact suffisent à faire une bonne pochette.
Ce qui ne sert à rien
- L'adresse postale complète : le client y est déjà
- Les horaires d'ouverture : il est là, c'est ouvert
- Un texte de plus de deux lignes : personne ne le lit
- Un pavé de mentions légales : ce n'est pas une facture
- Trois réseaux sociaux : on n'en retient aucun
- Un visuel décoratif seul : joli, et parfaitement muet
Le réflexe naturel est de remplir l'espace. C'est le contraire qu'il faut faire : un support qu'on tient de près supporte le vide bien mieux qu'une affiche.
Les idées qui rapportent
Un QR code vers la carte
Le plus utile de tous. Le client l'a en main pendant qu'il hésite. Prévoyez-le grand — au moins 20 mm de côté — avec une zone blanche autour, sinon il ne se lit pas.
Un mot sur ce que vous êtes
« Cuisine maison depuis 1998 », « Nos légumes viennent de Bidart ». Une ligne, vraie, concrète. C'est ce qui reste.
Le nom du plat du jour, en série courte
Audacieux, mais très efficace sur une commande de 250. Le client garde une pochette qui parle exactement de ce qu'il mange.
Une invitation à revenir
« Le mardi, le dessert est offert » — si c'est vrai. Un support qu'on emporte est le bon endroit pour une raison de revenir.
Le compte social, seul
Si vous en animez vraiment un. Un compte abandonné imprimé sur mille pochettes fait plus de mal que de bien.
Le recto et le verso
La face visible travaille : c'est elle qu'on voit en arrivant à table. Nom et logo y suffisent.
Le verso se découvre en manipulant. C'est l'endroit du QR code, du mot sur la maison, de l'invitation à revenir.
Cette répartition n'est pas cosmétique : elle suit le geste. On identifie d'abord, on lit ensuite.
Les erreurs de composition
Le texte trop près du bord
Trois millimètres de marge minimum. En dessous, la découpe mange le texte : le tracé n'est jamais au dixième de millimètre près.
Le logo trop petit
On compose à l'écran, à 200 % de zoom, et on oublie la taille réelle. Imprimez votre fichier à 100 % avant d'envoyer : c'est le seul test qui vaille.
Le QR code minuscule
Un QR code de 12 mm avec un téléphone à trente centimètres ne se lit pas. Vingt millimètres, et une zone claire autour.
La police décorative en petit corps
Une écriture manuscrite fine en corps 7 devient illisible. Gardez le décoratif pour le nom, et du lisible pour le reste.
Faire évoluer son visuel
Une pochette n'est pas gravée dans le marbre. Sur des séries de 250 ou 500, vous pouvez changer plusieurs fois par an.
Quelques restaurateurs alternent selon la saison : un visuel d'été, un visuel d'hiver. Le coût supplémentaire est faible, et les habitués le remarquent.
Mais gardez une constante : votre nom, au même endroit, dans la même typographie. C'est ce qui construit la reconnaissance.
Questions fréquentes
L'impression couvre la face visible. Pour un visuel au dos, précisez-le à la commande : nous vérifierons la faisabilité sur votre configuration.
Vingt millimètres de côté au minimum, avec une zone claire tout autour. En dessous, la lecture devient aléatoire selon le téléphone et l'éclairage de la salle.
Sur du blanc, oui, à 300 dpi. Sur du kraft, elle prendra une dominante brune : réservez-la aux images très contrastées.