Combien
en commander
La bonne quantité se calcule à partir de deux choses : votre consommation réelle, et la durée de vie de ce qui est imprimé dessus.
Étape 1 : votre consommation
Comptez les occasions de remettre une plaquette, pas les clients.
Un artisan
Quinze devis par mois, plus les visites sans suite : environ vingt plaquettes mensuelles, soit 240 par an.
Une agence immobilière
Soixante estimations par an, plus la prospection : 300 à 500 selon l'activité.
Un salon professionnel
Comptez le nombre de visiteurs attendus divisé par dix. Un salon à trois mille entrées consomme rarement plus de trois cents plaquettes — les autres passent devant sans s'arrêter.
Un promoteur
Un programme de trente lots consomme environ trois cents plaquettes entre la bulle de vente, les banques et les prescripteurs.
Étape 2 : la durée de vie du contenu
C'est elle qui fait les stocks dormants, et personne ne s'en préoccupe avant qu'il soit trop tard.
- Nom, logo, métier : plusieurs années
- Adresse, téléphone, site : jusqu'au prochain changement
- Chiffres, références, réalisations : un à deux ans
- Prix, offres, dates : quelques mois
- Noms de personnes : le temps qu'elles restent
Ne commandez jamais plus que ce que le contenu le plus fragile peut vivre. Cinq mille plaquettes portant un numéro que vous changez dans six mois, ce sont quatre mille plaquettes perdues.
Le piège classique : le changement de site internet. L'adresse imprimée devient fausse et personne n'y avait pensé.
Étape 3 : le seuil de prix
Le prix unitaire ne baisse pas régulièrement. Il chute, puis il s'aplatit.
Sur un A5 sans pelliculage en délai rapide : 1,91 € pièce à cinquante exemplaires, 0,56 € à deux cent cinquante, 0,28 € à mille, 0,18 € à cinq mille.
La marche la plus rentable se situe entre 50 et 250 exemplaires : le prix unitaire y est divisé par plus de trois. Ensuite, les gains ralentissent nettement.
Ce qu'on oublie de compter
La casse
Deux à trois pour cent : plaquettes cornées, tombées, abîmées en réserve. Sur mille, cela fait vingt-cinq.
Vos propres besoins
Vos commerciaux en gardent dans leur voiture, votre accueil en a une pile, vous en envoyez à des partenaires. Comptez dix pour cent de plus que votre estimation client.
Le stockage
Cinq mille plaquettes occupent plusieurs cartons et pèsent lourd. Prévoyez un endroit sec : le papier gondole à l'humidité, et une réserve mal choisie abîme un stock entier.
Les quantités par métier
- Artisan, quinze devis par mois → 250
- Profession libérale → 250
- Agence immobilière → 500
- Restaurant, carte → 250 par version
- Promoteur, un programme → 250 à 500
- Salon professionnel → 250 à 500
- Recrutement, PME → 250 par an
- Réseau commercial étendu → 1 000 à 2 500
Vous remarquerez que 250 revient souvent. Ce n'est pas un hasard : c'est le premier palier où le prix unitaire devient raisonnable sans immobiliser de trésorerie.
La règle en une phrase
Commandez un an de consommation, jamais plus que ce que votre contenu peut vivre.
Ces deux limites suffisent à décider. La première protège votre trésorerie, la seconde évite le carton qu'on jette.
Et si vous hésitez entre deux paliers, prenez le plus bas. Une deuxième commande coûte moins cher qu'un stock inutilisable.
Questions fréquentes
Cinquante exemplaires. Le prix unitaire y est élevé, mais cela permet de tester un visuel avant de lancer une série.
Quinze devis par mois font environ 240 plaquettes par an. Le palier de 250 couvre l'année sans immobiliser de trésorerie.
Sur un contenu stable, la grosse commande gagne. Sur un contenu qui bouge — prix, chiffres, personnes — plusieurs petites évitent le stock à jeter.