Le 350 g
et ce qu'il change
Le grammage est la seule caractéristique d'un imprimé que le client évalue sans y penser, en une fraction de seconde, au moment où il le prend.
Ce que le poids dit
Personne ne mesure un grammage. Mais tout le monde le ressent.
Un document trop léger plie entre les doigts, se corne, ne tient pas droit. Le message qu'il envoie est immédiat : on n'a pas dépensé grand-chose pour ça.
Un 350 g se tient. Posé sur une table, il reste droit. Tenu par un coin, il ne s'affaisse pas. Le client en déduit — sans le formuler — que ce qui est écrit dessus compte.
Les grammages, en comparaison
- 80 g : le papier d'imprimante
- 115 g : un flyer courant
- 170 g : une affiche, un dépliant fin
- 250 g : une carte postale
- 350 g : une carte de visite standard
Une plaquette en 350 g a donc l'épaisseur d'une carte de visite. C'est beaucoup pour un document qu'on plie — et c'est précisément ce qui la distingue d'un dépliant ordinaire.
C'est aussi ce qui impose un rainage : à ce grammage, plier sans rainer casse la fibre et fait blanchir le pli.
Le couché demi-mat
Deux mots qui décrivent la surface, pas l'épaisseur.
Couché
Le papier reçoit une fine couche minérale qui bouche les pores de la fibre. L'encre reste en surface au lieu d'être absorbée : les couleurs sortent nettes et les détails tiennent.
Sur un papier non couché — un offset — la même encre s'étale légèrement. C'est joli sur un faire-part, moins sur une photo de chantier.
Demi-mat
Entre le mat et le brillant. Il ne renvoie pas la lumière comme un couché brillant, mais garde plus de profondeur qu'un mat pur.
C'est le compromis le plus polyvalent : lisible sous tous les éclairages, et correct avec des photos comme avec du texte.
Le rainage, l'opération invisible
C'est ce qui sépare une plaquette d'une feuille pliée.
Une molette écrase la fibre le long de la future ligne de pli, avant le pliage. La fibre se couche au lieu de casser.
Ce qui se passe sans rainage
La couche minérale se fend, laissant apparaître la fibre blanche du papier en dessous. Sur un aplat foncé, le pli devient une ligne claire visible à un mètre.
C'est le défaut le plus courant sur les plaquettes bon marché, et il est irrattrapable.
Peut-on faire plus léger
Techniquement oui, et notre fournisseur propose du 90 g au 350 g.
Nous avons choisi de ne proposer que le 350 g sur ce produit, pour une raison simple : en dessous, ce n'est plus une plaquette commerciale, c'est un dépliant.
Si vous cherchez un support plus léger et moins cher pour de la distribution, c'est vers les flyers ou les dépliants qu'il faut aller. Ils sont faits pour ça, et ils coûtent bien moins.
Il n'y a pas de mauvais grammage : il y a des grammages qui ne correspondent pas à l'usage.
Ce que le 350 g ne fait pas
Il ne rattrape pas un contenu faible. Un texte mal écrit sur un beau papier reste un texte mal écrit — et l'écart se remarque davantage.
Il ne résiste pas à l'eau. C'est du papier : une plaquette mouillée est perdue, pelliculée ou non.
Et il ne remplace pas un pelliculage. Le 350 g nu marque et se corne comme n'importe quel papier : c'est la protection de surface qui le préserve, pas son épaisseur.
Questions fréquentes
En dessous, ce n'est plus une plaquette commerciale mais un dépliant. Pour un support plus léger et moins cher, nos flyers et dépliants sont faits pour cela.
Une fine couche minérale qui empêche l'encre d'être absorbée : les couleurs sortent nettes. Le demi-mat est le compromis entre le mat et le brillant.
À 350 g, plier sans rainer casse la fibre et fait apparaître une ligne blanche sur les aplats foncés. C'est irrattrapable.