L'agence
et la prise de mandat
Un vendeur reçoit trois agents. Tous annoncent un prix, tous promettent de vendre vite. Ce qui départage, c'est ce qui reste après le rendez-vous.
Le rendez-vous d'estimation
C'est le moment où tout se joue. Vous avez visité, mesuré, donné un prix. Le vendeur vous compare maintenant à deux confrères qui ont fait la même chose.
Il ne peut pas juger votre compétence — il n'a pas les moyens. Il juge donc sur ce qu'il peut voir : votre sérieux apparent.
Une plaquette remise en fin de rendez-vous, avec l'estimation glissée dedans, transforme un chiffre annoncé en dossier constitué.
Ce qui convainc un vendeur
Vos ventes récentes dans son quartier
Le seul argument qui pèse vraiment. « Nous avons vendu quatre biens rue X en dix-huit mois » vaut tous les discours sur votre professionnalisme.
Votre délai moyen de vente
S'il est bon, affichez-le. « Délai moyen de vente : 68 jours » est un chiffre qui se retient et se compare.
Ce que vous faites concrètement
Photos professionnelles, visite virtuelle, diffusion sur tel portail, panneau sur site. Le vendeur ignore ce que fait un agent : dites-le.
Vos honoraires, ou pas
C'est un choix. Les afficher évite la question gênante, mais vous prive de marge de négociation. La plupart des agences préfèrent les garder pour l'oral.
Le format et le dossier
Le A4 portrait s'impose ici, pour une raison pratique : il se range dans le dossier du vendeur avec ses autres documents.
Une plaquette A5 se perd entre deux feuilles A4. Un carré ne rentre nulle part. Le vendeur classe, et ce qui ne se classe pas se jette.
En pelliculage : du mat. Le brillant fait « agence de centre commercial », le soft touch fait prétentieux sur ce métier.
Ce que la plaquette ne doit pas dire
- « Nous vendons votre bien au meilleur prix » : tout le monde le dit
- « Une équipe à votre écoute » : idem
- Des photos de biens que vous n'avez pas vendus
- Un délai de vente que vous ne tenez pas
- Le nom d'un réseau si vous êtes indépendant, ou l'inverse
Le vendeur a lu les mêmes phrases sur les deux autres plaquettes. Ce qui vous distingue, ce sont les faits vérifiables : des adresses, des chiffres, des dates.
La plaquette de secteur
Une variante que peu d'agences exploitent.
Une plaquette par quartier, avec les ventes réalisées et les prix au mètre carré constatés. Distribuée en boîtes aux lettres ou remise en prospection, elle prouve votre ancrage local mieux qu'aucun discours.
Elle demande des séries courtes — 250 exemplaires par quartier — et une mise à jour annuelle. C'est le cas typique où le petit tirage se justifie.
Combien pour une agence
Une agence qui prend vingt mandats par an fait environ soixante rendez-vous d'estimation. Avec les prospections, comptez 300 à 500 plaquettes par an.
Le palier de 500 exemplaires convient bien, avec une mise à jour annuelle des chiffres.
Et prévoyez la réimpression : vos ventes récentes vieillissent. Une plaquette qui cite des ventes de 2023 dessert en 2026.
Questions fréquentes
C'est un choix. Les afficher évite la question gênante mais réduit votre marge de négociation. La plupart des agences les gardent pour l'oral.
Le A4 portrait : il se range dans le dossier du vendeur avec ses autres documents. Un A5 se perd entre deux feuilles.
Vos ventes récentes dans son quartier, avec les adresses. C'est le seul argument que les deux autres agents ne pourront pas copier.