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Guide plaquette commerciale

Les erreurs
qui font tout refaire

Certaines erreurs se corrigent au téléphone. D'autres obligent à refaire toute la série. Voici les secondes.

Le sens du pli

La plus coûteuse, et la plus fréquente.

Sur un format ouvert, la face avant de la plaquette fermée est à droite ou à gauche selon le sens du pli. Une inversion et votre couverture se retrouve à l'intérieur.

Rien ne le signale à l'écran. Le fichier est correct techniquement — il est simplement à l'envers.

Imprimez, pliez, regardez. Trente secondes avant de valider. C'est le seul contrôle qui détecte cette erreur.

Le format fermé pris pour l'ouvert

Le client compose sur 10 × 21 cm parce que c'est ce qu'annonce la fiche. Or c'est le format fermé : il fallait composer sur 21 × 21.

Résultat : un fichier à la moitié de la taille nécessaire. Il n'y a rien à récupérer, tout est à recomposer.

Le gabarit évite cela entièrement. Téléchargez-le, il porte les bonnes dimensions.

Le texte sur le pli

Moins grave mais très visible.

Un mot coupé par le rainage, un visage plié en deux, un logo traversé : la plaquette est utilisable, mais elle a l'air ratée.

Cinq millimètres de calme de part et d'autre du pli suffisent à l'éviter. Les aplats de couleur, eux, traversent sans problème.

Le RVB envoyé tel quel

Le fichier passe, l'impression sort — mais terne.

Les bleus vifs virent au bleu sourd, les verts fluo disparaissent, les violets deviennent bruns. Ces couleurs n'existent pas en quadrichromie : la conversion fait ce qu'elle peut.

Le client découvre à la livraison que son bleu de marque n'est pas le bon. Et c'est irrattrapable : il faut refaire.

Travaillez en CMJN dès le départ. Si votre logo n'existe qu'en RVB, faites-le convertir et validez la conversion à l'écran avant de composer.

Les images trop petites

Une image tirée d'un site internet fait souvent 72 dpi. Agrandie sur une plaquette, elle devient floue et pixelisée.

La règle : 300 dpi à la taille réelle d'impression. Une image de 800 pixels de large ne dépasse pas 6,7 cm.

Le piège : à l'écran, tout paraît net. Zoomez à 100 % dans votre logiciel — c'est la taille réelle.

Une photo de chantier prise au téléphone en bonne lumière vaut mieux qu'une image de banque d'images floue. Le client pardonne l'amateurisme, pas le flou.

L'information périmée

Elle ne se voit pas à l'impression. Elle se paie six mois plus tard.

  • Une adresse de site qui a changé
  • Un numéro de téléphone d'une ligne résiliée
  • Le nom d'un salarié qui est parti
  • Un tarif révisé depuis
  • Une qualification arrivée à échéance

C'est ce qui condamne les grosses séries. Avant de commander cinq mille exemplaires, relisez chaque information en vous demandant : sera-t-elle encore vraie dans deux ans ?

Si la réponse est non pour une seule ligne, réduisez la quantité.

Ce qui se rattrape

Pour finir sur une note plus légère, les erreurs qui ne sont pas graves.

Une faute d'orthographe isolée : gênante, mais personne ne jette une plaquette pour ça. Corrigez au prochain tirage.

Une couleur légèrement différente de l'écran : normal. Un écran rétroéclairé ne rend pas comme de l'encre sur papier.

Une quantité mal estimée : une seconde commande coûte moins cher qu'un stock à jeter.

Questions fréquentes

Quelle est l'erreur la plus coûteuse ?

Le sens du pli inversé. Le fichier est correct techniquement, mais la couverture se retrouve à l'intérieur. Imprimez et pliez avant de valider.

Que se passe-t-il si j'envoie un fichier en RVB ?

Il est converti, et la conversion ternit — surtout les bleus vifs et les verts fluo. Le résultat est irrattrapable sans refaire.

Une faute d'orthographe oblige-t-elle à refaire ?

Non. Personne ne jette une plaquette pour une faute isolée. Corrigez au prochain tirage.

La plaquette commerciale

Papier 350 g, douze formats, imprimée à Toulouse.

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