Mat, brillant
ou soft touch
Le pelliculage n'est pas une décoration. Il décide de la durée de vie de votre plaquette, de sa lisibilité, et de ce qu'on ressent en la prenant.
Sans pelliculage
Le papier nu, dans sa matière d'origine.
Ce qu'il réussit
Le moins cher, et il reste inscriptible au stylo. C'est décisif si votre client note un prix, une date ou une adresse dessus.
Le couché demi-mat a déjà, seul, un rendu correct : légèrement satiné, ni terne ni brillant.
Ce qu'il rate
Il marque. Un pli involontaire, une corne, une trace : tout reste. Sur un document qui vivra six mois dans une sacoche, ça se voit.
Choisissez-le si : on écrit dessus, ou la plaquette a une vie courte.
Le pelliculage mat
Ce qu'il réussit
Il ne reflète pas. Sous un éclairage de bureau, de salon ou de restaurant, le texte reste lisible sous tous les angles.
Il protège efficacement, se nettoie d'un coup de chiffon, et vieillit bien. C'est le choix par défaut en communication professionnelle.
Ce qu'il rate
Il éteint légèrement les couleurs. Un rouge vif y devient un peu plus sourd, une photo perd un peu d'éclat.
Choisissez-le si : vous hésitez. C'est le choix qui déçoit le moins souvent.
Le pelliculage brillant
Ce qu'il réussit
Il ravive les couleurs et fait ressortir les photos. Sur une plaquette très illustrée, la différence est nette.
Ce qu'il rate
Deux choses, et elles sont sérieuses. Il marque les traces de doigts, visibles immédiatement sur les aplats foncés. Et il renvoie la lumière, ce qui gêne la lecture sous un éclairage direct.
Choisissez-le si : votre plaquette est dominée par des photos et sera peu manipulée.
Le soft touch
Ce qu'il réussit
Un toucher velouté, proche de la peau de pêche. C'est une sensation qu'on remarque avant même de lire, et elle dit « haut de gamme » sans un mot.
Ce qu'il rate
Il se raye. Les micro-rayures apparaissent après quelques semaines dans une sacoche, et elles se voient sur les fonds foncés.
Il coûte aussi plus cher, et surtout : il n'existe pas en délai express. Le film demande un passage supplémentaire, incompatible avec le tirage le plus rapide.
Choisissez-le si : la plaquette est remise dans un contexte de prestige et ne vivra pas longtemps en poche.
Recto seul ou recto-verso
Question souvent négligée, et pourtant.
Un pelliculage sur une seule face crée un déséquilibre de tension. La plaquette a tendance à tuiler — à se courber légèrement — surtout dans une pièce humide.
Sur du 350 g, le phénomène reste modéré. Mais si votre plaquette doit rester plate sur un présentoir, prenez le recto-verso.
Ce que ça coûte
L'écart est réel mais rarement décisif.
Sur un A5 à mille exemplaires en délai rapide : sans pelliculage 279,45 € HT, en soft touch recto-verso 368,87 €, en mat recto-verso 720,79 €.
L'ordre surprend, et il est pourtant exact : sur cette ligne, le soft touch coûte moins cher que le mat. Sa dégressivité est bien plus forte à partir de cinq cents exemplaires.
C'est une raison de plus de laisser le configurateur calculer : l'intuition se trompe souvent sur cette grille, et une finition qu'on croit hors budget ne l'est pas toujours.
Un support qu'on garde six mois justifie sa protection. Un support qu'on distribue à cinq cents personnes, moins.
Questions fréquentes
Le pelliculage mat recto-verso. Il ne reflète pas, protège bien, vieillit bien, et c'est le choix qui déçoit le moins souvent.
Non. Le film demande un passage supplémentaire, incompatible avec le délai le plus rapide. Il n'est proposé qu'en rapide ou en économique.
Difficilement, et le stylo bille bave. Si vous notez des prix ou des dates dessus, prenez le papier sans pelliculage.